


© Elena Ulrich


RENCONTRE AVEC DES NOUVELLISTES
Aujourd'hui, le 11 mai 2026, nous recevons
DOMINIQUE LÉMURI
Bonjour Dominique. Je suis ravi d’ouvrir avec toi cette nouvelle série d’interviews consacrées aux nouvellistes. Peux-tu te présenter à nos lecteurs en quelques mots ?
Bonjour Erik, et merci de me recevoir ! J’écris sérieusement depuis 2012, et j’ai sorti cette même année une première nouvelle fantastique, Fers et Talons. Depuis je n’ai pas arrêté, j’en ai une petite vingtaine à ce jour. Je suis passée au roman, en 2023 avec Sous la lumière d’Hélios, de la SF aux éditions du 38 et en 2025 avec De rock et de sorts, du fantastique en édition indépendante, avec le collectif Lémuzindés.
J’anime depuis quelques années des ateliers d’écriture dans un lycée professionnel de ma région pour faire écrire des nouvelles aux élèves. Je m’occupe également des Aventuriales, le festival de l’imaginaire, entre autres occupations.
Bien loin de l’image de l’écrivain solitaire, ton parcours montre un fort engagement et une grande ouverture vers les autres.
Quand et dans quel contexte as-tu écrit ta toute première nouvelle ?
J’étais au collège et j’écrivais dans un cahier. Un jour, j’ai fait lire celle que je trouvais assez bonne à mon professeur de français de l’époque, qui m’avait encouragée à poursuivre. C’était une histoire horrifique, un peu body horror, où une star du rock se faisait mettre en pièces par ses fans qui voulaient rapporter un souvenir de concert. Oui, déjà le fantastique et déjà l’amour de la musique !
Quels sont les genres littéraires que tu explorés au fil de tes écrits ?
Mon genre de prédilection, c’est la SF. D’ailleurs j’ai un recueil de 250 pages en campagne Ulule avec 11 nouvelles de ce genre, dont deux inédites. Après j’ai aussi fait du fantastique, et en dernier la fantasy. Je n’écris pas de littérature générale ni de polar.
Tu as évoqué une campagne Ulule en cours. Peux-tu nous en dire un peu plus sur ce projet et ce qu’il représente pour toi ?
Je suis en campagne Ulule pour un recueil de nouvelles de SF : les Losers de l’espace et autres récits futuristes. Le livre fera 250 pages environ, comportera 11 nouvelles (souvent indisponibles) dont 2 inédites et comportera un portfolio d’illustrations de de Jean-Mathias Xavier. Le lien vers la campagne est ici : https://fr.ulule.com/loserssf2026/. La parution est prévue pour septembre 2026.
Quelles sont, selon toi, les grandes forces du format de la nouvelle, aussi bien pour l’auteur que pour le lecteur ?
C’est un laboratoire d’expérimentation, pour moi. Je teste des méthodes narratives en format nouvelle, et si le résultat ne me plait pas, ce n’est pas grave : je n’ai pas mobilisé des mois de travail sur une mauvaise idée, contrairement au roman où les erreurs coûtent cher.
Pour les lecteurs, c’est la possibilité d’avoir une histoire complète à lire le temps d’un voyage en bus, et de pouvoir passer à autre chose rapidement. C’est aussi une des solutions possibles à une panne de lecture ou pour les personnes effrayées par l’épaisseur des romans. C’est enfin la façon de découvrir un auteur sur un texte court avant de s’intéresser à ses romans.
On devrait proposer cet argumentaire à tous les libraires !
S’il ne fallait donner qu’un seul argument à un lecteur pour s’intéresser davantage à la nouvelle, lequel serait-ce ?
Les plus grands s’y sont essayé et pas seulement en imaginaire. Une nouvelle bien écrite peut apporter bien plus de plaisir qu’un roman mal fichu.
Et quel conseil donnerais-tu à quelqu’un qui se lancerait aujourd’hui dans l’écriture de sa première nouvelle ?
Indispensable : en lire. Ce n’est pas un roman en plus petit, ce n’est pas un résumé, c’est une forme littéraire en soi et c’est par mes lectures que j’ai développé mon goût pour ce format. En SF, je recommande celles de Ted Chiang du recueil La Tour de Babylone ou celles d’Audrey Pleynet.
Pour finir, peux-tu nous parler de ton actualité éditoriale récente ou à venir ?
J’ai sorti l’an dernier mon deuxième roman, De rock et de sorts, une histoire fantastique avec du rock et des sorcières qui se passe en 2018 à Clermont-Ferrand. Et comme nous en avons déjà parlé, le recueil les Losers de l’espace et autres récits futuristes va sortir en septembre de cette année.
Où peut-on te suivre pour rester informé de ton actualité et de tes projets ?
Mon site est ici : https://dominiquelemuri.com/
Et je suis présente et pas mal active sur Facebook, Instagram et un petit peu TikTok et LinkedIn.
Merci beaucoup, Dominique, pour cet échange riche et inspirant.
Merci à toi pour tes questions et pour cette mise en lumière du format de la nouvelle !